Christian's profileUn réserviste dans les T...PhotosBlogListsMore Tools Help

Vous trouverez plus de détails dans la loi N°99-894 du 22 Octobre 1999 et les décrets qui ont suivis.

January 11

Petit historique des Troupes de Marine

Nous ne sommes pas des marins, les Troupes de Marine (TDM) font partie de l'armée de terre, enfin de nos jours. En effet lors de la création en 1622 par le cardinal de Richelieu sous le nom "Compagnies Ordinaires de la Mer", elles sont embarquées sur les navires et devaient lors des abordages assurer le succès des armes du Roi de France.
Puis les premières guerres coloniales nécessite des ressources humaines. C'est ainsi que les compagnies Ordinaire de la mer deviennent deviennent Artillerie de Marine en 1822 et Infanterie de Marine en 1831 et sont déployés à terre dans les nouveaux territoires.
 
Les marins leur trouvent alors les surnoms qu'elles garderont jusqu'à aujourd'hui. L'artilleur qui accroche ses batteries aux rochers comme le bigorneau sera le Bigor, et le fantassin, comparé à ce mammifère qui suit les bateaux sans participer à la manoeuvre, s'appellera le Marsouin.
Le 31 août et le 1er septembre 1870, les Troupes de Marine se couvriront de gloire à Bazeilles contre les bavarois. Depuis les Marsouins et Bigors commémorent la défense héroïque de la "maison des dernières cartouches" dans le même esprit que la fête de "Camerone" pour les Légionnaires.
 

le 7 juillet 1900 les TDM deviennent les Troupes Coloniales et sont rattachés au ministère de la guerre.

De 1914 à 1918, les troupes coloniales sont engagée sur tous les fronts et dans toutes les batailles de l'armée française.

De 1925 à 1939 les Marsouins et Bigors construisent l'empire colonial de la France.

En 1940, après la signature de l'armistice, les coloniaux participeront à la reconquête à partir du territoire national dans la résistance, à partir d'Angleterre mais aussi à partir de l'Afrique avec le général Leclerc et sa 2ème DB qui comptera parmi ses unités le "Régiment de Marche du Tchad "(RMT) et le 3ème Régiment d'Artillerie Coloniale (3ème RAC devenue 3ème RAMa dont je fais parti actuellement comme réserviste après y avoir effectué mon service national en tant que pointeur sur AUF 1). Les combats seront menés en Erythrée, en Crète, en Tripolitaine et en Libye par les unités de la future 1ère Division de la France Libre (1ère DFL) avec Le 1er Régiment d'Artillerie Coloniale (1er RAC), le Bataillon du Pacifique et le différents Bataillons de Marche. Enfin en Afrique du Nord se constituera la 9ème Division d'Infanterie Coloniale (9ème DIC) qui emmènera le Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc (le RICM qui est le régiment le plus décoré de l'Armée française) et les Régiments de Tirailleurs Sénégalais.

La 2ième DB débarquera en Normandie et libérera Paris en août 45 et fera la jonction avec les troupes françaises libres qui ont débarquées en Provence pour pousser jusqu'en Allemagne, mais ceci pourra faire l'objet d'autres discussions.

Des Unités de Blindés et des Régiments Parachutistes, héritiers des célèbres SAS de la France Libre sont créés.
Dès la fin de la guerre, les guerres de décolonisation vont "occuper" les troupes coloniales, en Indochine dont le nom s'inscrit sur l'emblème de 25 formations des Troupes de Marine. Maroc, Tunisie, Algérie, Port Saïd, Bizerte, autant de lieux où s'illustreront nos régiments.

En 1958, les unités reprennent leurs appellations d'Infanterie de Marine et d'Artillerie de Marine et participent à la fin des guerres coloniales.

En 1967, l'ensemble des unités sont regroupées dans l'Arme des Troupes de Marine dont la mission reste de fournir l'essentiel des moyens de défense et d'intervention lointaine, un peu moins vrai de nos jours car toutes les unités tournent mais les TDM restent le fer de lance avec la Légion lors des missions extérieures

Blog


    January 19

    Mon Régiment le 3ième RAMa

    Pourquoi avoir signer mon ESR (Engagement à Servir dans la Réserve voir mon billet précédent sur la réserve), tout simplement parce que c'est le régiment dans lequel j'ai effectué mon service national en 1995, et oui déjà! Prestigieux régiment d'artillerie dans lequel je tirais au canon dans les AUF 1 (char d'artillerie comportant des canons de 155, tir possible à 30 KM avec une capacité de destruction totale sur un diamètre de 100 mètres autour de l'impact), constamment sur le terrain en train de tirer les "pélots", on utilisait aussi les 105 HM 2, canons classiques tracté par les camions et ou il faut jouer de la pioche pour les caler avant le tir. Les 105 dataient de la seconde guerre mondiale et ont été utilisés sur tous les théatres d'opérations pendant la décolonisation, ceux qu'on voit dans la plupart des films de guerre d'ailleurs (Dien Bien Phu notamment). les AUF 1 se sont notamment illustrés en Yougoslavie lorsque les Forces françaises ont troqués leur béréts bleu de l'ONU par leurs béréts bleu et ont nettoyés les abords de Sarayevo par leur tirs précis et efficaces.
     
     AUF1
     
    L'esprit des troupes de Marine et du 3ième RAMa, la rudesse, la capacité mais aussi la beauté du site de Canjuers ont fait que naturellement c'est vers ce régiment que je suis retourné. Quelles sont mes autres motivations pour entrer dans la réserve ? cela fera partie d'un prochain billet :-)
     
    Mais faisons un peu l'historique du 3ième RAMa.
     

    Historique

    Héritier du 3e Régiment d’artillerie de la marine créé à ROCHEFORT par décret consulaire (Napoléon Bonaparte) le 13 mai 1803 puis du 3e Régiment d’artillerie coloniale, le 3e Régiment d’artillerie de marine s’est illustré sur tous les champs de bataille depuis sa création.

    Les douze noms de batailles qui figurent sur les plis de son étendard témoignent de l’action héroïque des Bigors au service de la France.

    Rallié au général de GAULLE dès le mois d’août 1940, il n’a pas cessé pendant cinq années de soutenir le prestige des Armes Françaises » (Intégré à la 2ième DB du général LECLERC)

    En raison de son passé glorieux, le 3e RAMa est décoré de la croix de guerre 1914/1918, de la croix de guerre 1939/1945 et de la croix de la Libération. Il est également décoré de la Présidential Unit Citation, décoration américaine

    Bigor est l’appellation traditionnelle de l’artilleur des troupes de marine au même titre que Marsouin est celle du fantassin de marine (voir mes précédents billets).

    Il est l'un des trois derniers régiments d'artillerie des Troupes de marine et il appartient à la 6ième Brigade Légére Blindés composée d'autres fameux régiments :

    • 2° REI (Régiment Etranger d'Infanterie),
    • 21° RIMa (Régiment d'Infanterie de Marine),
    • 1° REC (Régiment Etranger de Cavalerie),
    • 1° RS (Régiment de Spahis),
    • 1° REG (Régiment Etranger du Génie),
    • 3° RAMa (Régiment d'Artillerie de Marine),
    • 6° CCT (Compagnie de Commandement et de Transmission),
    • EEI (Escadron d'Eclairage et d'Investigation),
    • CAC (Compagnie Anti-Char),
    • EM (Etat Major).

    Batailles

    Les batailles inscrites sur son drapeau rappelle des noms bien connus et un temps ou l'action et le courage n'était pas de vains mots.

    Etendard du 3° RAMa

     

    HANAU 1813
     
     
    MOGADOR 1844
     
    DAHOMEY 1893
     
    TIEN TSIN 1900
     
    MAROC 1908-1913
     
    FEZZAN 1942
    PARIS 1944
     

    January 13

    La réserve opérationnelle

    La professionnalisation de l'armée de terre a changé totalement le monde de la réserve opérationnelle, en effet le flux de réserviste issu du service national se tari peu à peu. Or, toutes les armées professionnelles ont besoin d'une réserve non seulement pour augmenter les effectifs, suppléer les pro sur des missions spécifiques, récupérer des compétences spécifiques, mais aussi pour assurer le lien avec la nation. Un effort particulier est donc porté pour faire monter les effectifs de la réserve opérationnelle à un niveau suffisant pour qu'elle remplisse correctement ses missions.
     

    conditions d'engagement

    Les conditions d'engagement dans la réserve opérationnelle sont :

    • Etre volontaire et de nationalité française,
    • Etre âgé de 18 ans au moins,
    • Etre en règle avec les obligations du service national (nés après le 31 décembre 1979, vous devez avoir participé à la JAPD),
    • Etre reconnu médicalement apte.

    Où se renseigner

    Pour avoir des renseignements ou lancer la procédure d'engagement vous pouvez contacter :

    • la cellule recrutement du régiment de votre choix (BRRCP),
    • un Centre d’information et de recrutement de l’armée de Terre (CIRAT).

    Comment s'engager

    pour s'engager dans la réserve il faut signer un Engagement à Servir dans la Réserve (ESR).

    Cet ESR précise le nombre de jours d’activité annuelle défini de façon contractuelle entre le volontaire et la formation d’emploi.

    • ils sont compris légalement entre 5 et 30 jours par an, jusqu’à 120 jours dans certaines conditions,
    • dans la pratique un minimum de 15 à 20 jours par an d’activité militaire est requis,
    • la formation initiale nécessite une disponibilité de 20 à 30 jours par an, groupés ou répartis par module et est obligatoire pour ceux qui n'ont jamais servi dans l'armée (en tant que professionnel ou lors du service national).

    Garantie sociales

    Pendant son activité dans la réserve, le personnel de réserve est maintenu dans le régime de la Sécurité sociale qu’il détient dans le civil ; mais il bénéficie toutefois des soins gratuits militaires et des mesures prévues par le Code des pensions militaires d’invalidité.

    Relations entre le personnel de réserve et les employeurs civils

    Les droits du réserviste, comme ceux de l’employeur, sont garantis par la loi. Notamment, les activités opérationnelles correspondantes ne peuvent porter préjudice à la vie professionnelle et sociale du réserviste.

    Ils ont la garantie d’une rémunération, d’une protection sociale et du maintien dans leur emploi civil à l’issue de leurs activités militaires.

    Les périodes d’activité militaires préservent les droits sociaux dans l’entreprise (avancement, primes, congés, prestations sociales).

    Le réserviste bénéficie d’une autorisation d’absence de 5 jours ouvré par an, au titre de ses activités militaires. Au delà de 5 jours l’employeur doit donner son accord.

    Rémunération

    Le personnel de réserve bénéficie, pour les activités effectuées, de la même solde et des accessoires qui s’y rattachent que les militaires professionnels de même grade. Les mêmes principes s’appliquent pour les frais de déplacement. Les réservistes bénéficient d’un bon de transport ferroviaire qui ne nécessite aucune avance.

    Grade

    Solde

    (aux quartiers)

    Solde

    (en campagne)

    Colonel

    162

    204

    Lt-Colonel

    125

    168

    Commandant

    113

    156

    Capitaine

    99

    135

    Lieutenant

    81

    118

    Sous-lieutenant

    64

    100

    Major

    82

    111

    Adjudant-chef

    79

    107

    Adjudant

    68

    97

    Sergent-chef

    60

    85

    Sergent

    47

    72

    Caporal-chef

    48

    67

    Caporal

    40

    59

    Soldat

    36

    54